Latest Entries »

 

Abû Hurayrah qu’Allah l’agrée rapporte que le messager d’Allah sallallahu ‘Alayhi wa sallam passa devant un tas d’aliments , y introduisit sa main , et ses doigts sentirent une humidité , il dit : Qu’est ce cela , ô propriétaire de ces aliments ? Ils ont été touchés par la pluie , ô Messager d’Allah !
Pourquoi ne l’as-tu pas placé au dessus afin que les gens le voient ? Celui qui cherche à tromper n’est pas des miens
(Muslim 102)

Shaykh ‘Abd Allah Al Bassâm dit dans son explication du livre Boulough al Marâm :

La tromperie compte parmi les péchés majeurs , car le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam s’est déclaré innocent de celui qui s’en rendait coupable , ce qui implique que ce soit un pécher majeure . Et il s’agit bien d’un péché majeur , que cette tromperie concerne un musulman ou un mécréant , car le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit cela de manière générale sans spécification . Quand à sa parole : Il n’est pas des miens , il est meilleur de la laisser telle quelle et de ne pas l’expliquer , car elle compte parmi les textes exprimant une menace , ainsi on doit la laisser telle qu’elle est parvenue sans l’expliquer . Mais cela ne signifie pas que celui qui s’en rend coupable devient mécréant , il y a unanimité des savants pour dire qu’il n’est pas mécréant , et celui qui commet un péché majeur en deçà du polythéisme ne devient pas mécréant .
(explication du livre Boulough Al Marâm vol 2/3 p.254-255)

 

‘Â’ishah (qu’Allah l’agrée et soit satisfait d’elle) rapporte que le Messager d’Allah (sur lui les éloges d’Allah ainsi que Son salut) a dit : « Celui qui excelle dans la lecture du Coran et le mémorise, sera avec les nobles anges messagers qui ne font qu’obéir à leur Seigneur. Celui qui lit le Coran avec difficulté et en hésitant dans sa lecture aura quand même deux récompenses. »

Ibn Hajar dit en explication de ce hadith : « Ibn At-Tîn a dit : « Le sens de « [il] sera avec les nobles anges messagers.» est qu’il mérite la même récompense […] Al-Khattâbî a dit : « Celui qui mémorise l’ensemble du Coran est comme celui qui est avec les nobles messagers, et celui pour qui cela est difficile mérite deux récompenses. »

[Fath Al-Bârî (8/694)]

Le savantissime Shaykh Oubayd Al-Jâbirî –qu’Allâh le préserve – a dit :
Certes, la majorité des gens des passions cachent leur situation à la plupart des gens de science, et ils ne sont pas capables de dévoiler leurs défauts ni de démasquer ce qu’ils cachent.
Et ce pour plusieurs raisons :
– Parmi elles : Le mauvais entourage qui se met entre ce noble et fort savant sunni et ce qui lui permettra de démasquer ce que cache ce joueur, imposteur, tricheur et comploteur. Le mauvais entourage est un obstacle qui empêche toute chose [information] d’arriver à ce savant, au point où celui-ci s’interpose entre lui et ses frères qu’il aime en Allâh, et il ne lui est [par ailleurs] pas possible de lire toute chose [càd: avoir accès à toutes les informations ou actualités concernant un innovateur].
– Et parmi elles : Le fait que ce savant n’ait pas de temps libre, mais plutôt tout son temps est [consacré] à la science et à l’enseignement.
– Et parmi elles : qu’il soit éloigné de cet endroit [càd l’endroit où l’innovateur propage son innovation]. Par exemple, cette personne [l’innovateur] se trouve en Egypte ou au Shâm [càd la Syrie] ou au Maroc ou au Yémen, et ce savant qui se trouve en Arabie Saoudite ne sait pas ce qui se passe dans ces endroits, aucune personne de confiance ne l’a informé de ce qui se passe à ces endroits, il est donc ignorant de la situation de ces différents lieux.
– Et parmi elles : qu’il soit parvenu à sa connaissance et que se soit attachée à son esprit, l’idée que cet homme [l’innovateur] est pour lui une personne de confiance. Il n’est donc pas capable de dévoiler ce qu’un autre que lui parmi les gens de science a dévoilé ; en raison des causes qui lui ont été avancées (présentées) et autres que cela. Cependant, il est précédemment parvenu à sa connaissance qu’il (l’innovateur) est un partisan de la sounnah et qu’il appelle à Allâh, car il affichait devant lui la Sounnah, l’amour des gens de la Sounnah et l’appel à la Sounnah et qu’il évoquait (devant lui) des histoires de sa vie et sa lutte contre les fausses idéologies, et les méthodologies arriérées [ou traditionalistes] et il lui amenait des livres sains (de bonne croyance), Mais ce savant n’a pas eu connaissance de ces ruses.
[Dans une telle situation] comment devons-nous agir
– On agit avec la parole de ce savant-ci, [càd] celui qui a apporté la preuve, la preuve évidente qui oblige à mettre en garde contre cet homme-ci (l’innovateur), contre ses livres, contre ses audios et contre sa personne.
– Quant à ce noble savant, il conserve sa position auprès de nous, on ne le critique pas, on ne le rabaisse pas et on ne diminue pas de sa valeur, plutôt nous l’excusons et nous disons : « il n’est pas au courant, et s’il était au courant de ce que nous savons il aurait été envers lui (l’innovateur) comme nous ou plus dur [encore] que nous ».
Et Allâh est Le Plus Savant.

Source : Al-Hadd Al-Fâssil Bayna Mou3âmalati Ahli-Sounnati wa Ahli-LbâTil. P.21.

Poème : La pureté du Minhaj Salafi

Le questionneur :

L’imâm A-Châttibî dans son livre « Al-Mouwâfaqât » a dit que la fatwa du Moufti était vis-à-vis de la masse des musulmans (âmmi) semblable à l’argument (Dalîl) vis-à-vis du savant (moujtahid).

Nous voudrions une explication de cette parole ! Est-ce qu’une personne de la masse des musulmans est sanctionnée lorsqu’elle contredit la Fatwa du savant au même titre que le savant lorsqu’il contredit l’argument (Dalîl) ?

Réponse du cheikh Al-Albani(rahimahullah):

Il est certain que je dis la même chose que l’imâm A-Châttibî. Il est certain que lorsqu’une personne de la masse des musulmans (‘âmmi) contredit la Fatwa de son Moufti sans aucune raison valable du point de vu de la législation, elle suit premièrement ses envies et deuxièmement, elle contredit la parole d’Allah :

فَاسْأَلُواْ أَهْلَ الذِّكْرِ إِن كُنتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ

« Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. » [Sourate 16, verset 43]

Pensez vous que notre Seigneur, lorsqu’il a ordonné dans ce verset au commun des gens d’interroger les gens de science… Pensez vous qu’une personne, qui comprend sainement les ordres de son seigneur, comprendrait de ce verset « Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. », qu’elle a le choix d’appliquer ou ne pas appliquer la Fatwa du Moufti à sa convenance ? Y a t‘il une personne qui le comprendrait de cette manière ? Ou bien la vrai compréhension ne serait-elle pas plutôt : « Interrogez les gens de science si vous ne savez pas afin d’appliquer les Fatwas qu’ils vous font » ?

Y a-t-il une divergence sur le fait que la bonne compréhension du verset est celle-ci ?

Donc, la personne de la masse des musulmans (‘âmmi) lorsqu’elle interroge le savant et que celui-ci lui fait une Fatwa, il doit alors exécuter cette Fatwa. Sauf dans un cas : lorsque la Fatwa suscite en lui un doute. Ceci arrive très souvent. Surtout à notre époque du fait que les gens de science sont devenu semblable aux gens de l’ignorance, comme l’a indiqué le prophète dans un hadith authentique d’après ‘abdillah ibn ’amr ibn al’âss qu’Allah l’agrée : le prophète a dit : « Certes Allah n’enlève pas la science en la retirant de la poitrine des savants, mais il l’enlève avec la mort des savants jusqu’à ce qu’il ne reste plus de savants. Les gens prendrons pour guides des ignorants. Lorsqu’ils seront interrogés ils répondront sans science. Ils seront égarés et égareront les gens ».

Lorsqu’une personne de la masse des musulmans (‘âmmi) est éprouvée par la consultation d’une personne qu’il croie être savant et que celle-ci lui donne une réponse… comme par exemple la Fatwa de votre Docteur Tantâwî… [Des rires dans la salle] … qui a autorisé l’épargne dans ce que vous appelez : « La caisse d’épargne »… ! Lorsqu’une personne de la masse est éprouvée par une Fatwa semblable à celle de ce Tantâwî là l’égyptien, il lui vient un doute sur cette Fatwa. Il ne l’appliquera pas avant d’avoir consulté d’autres personnes et cela jusqu’à ce que sont cœur se tranquillise, et à ce moment là il doit appliquer la Fatwa pour laquelle son cœur se tranquillisera. Mais lorsqu’il n’a pas de doute, il doit suivre le verset évoqué précédemment : «Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. ». Ceci montre l’exactitude de la parole de l’imâm A-Châttibî : « la fatwa du Moufti est vis-à-vis de la masse des musulmans (âmmi) semblable à l’argument (Dalîl) vis-à-vis du savant (moujtahid) ». Autrement la religion serait une anarchie et chacun suivrait ses envies. De plus la parole d’Allah ta’âla « Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. » n’aurais aucun intérêt.

Je voudrais profiter de l’occasion pour attirer l’attention sur certains de nos frères qui suivent notre voie, c’est-à-dire qui appliquent le livre de notre seigneur, la Sounnah de notre prophète et qui suivent nos pieux prédécesseurs. Ils exagèrent lorsqu’ils obligent la totalité des musulmans à connaître les arguments de chaque sujet. Ils ne lui autorisent pas à suivre la parole du moufti « ceci est interdit », « ceci est autorisé », « ceci est obligatoire… » à moins qu’elle ne soit accompagné des arguments. Ceci est une exagération. C’est un abus que de rendre obligatoire une chose qui n’est pas obligatoire pour la masse des musulmans.

De là, je rebondis sur la nécessité de cette chose particulière sur laquelle nous insistons toujours : c’est-à-dire ne pas se limiter à prêcher vers le Livre d’Allah et la Sounnah du messager d’Allah uniquement, mais d’ajouter à cela « la voie de nos pieux prédécesseurs ». Car leur voie, nous éclaircie beaucoup de sujets qui parfois échappent à la majorité des gens de science et encore plus aux étudiants, et encore plus à ce qui sont en dessous. Ce sujet fait partie de ce chapitre.

Que trouve donc celui qui cherche dans les récits des prédécesseurs : lorsque la personne consultait ibn ‘Omar ou ibn Mas’oud, ou d’autre parmi les compagnons du prophète ? Le Moufti qui répondait en fonction de son effort personnel et de son opinion, est ce qu’il disait : « l’argument est ceci » ou « l’argument est cela ». Non ! Cela pouvait se produire de temps en temps, mais pas tout le temps. Nous le savons avec certitude (moutawâtir). Nous savons que cela ne faisait pas partie de la voie des prédécesseurs que de faire une Fatwa à une personne de la masse [en donnant les arguments]…

Prenez par exemple un sujet qui touche l’héritage, au sujet d’un des héritages, ils ont dit : « pour untel le tiers », « pour l’autre le quart » etc… Par Allah, je reconnais moi-même que jusqu’à présent je n’ai pas compris d’où ils tirent ce découpage. Donc comment la personne de la masse pourrait-elle le connaître.

Dans la pratique, les prédécesseurs n’étaient pas dans cette voie extrême qui consiste à obliger chaque Moufti à évoquer sa fatwa avec les arguments et à obliger toute personne de la masse des musulmans à exiger les arguments de toute fatwa qu’il demande.

Source [Tiré de sounnah.free.fr – L’Audio en arabe :http://www.sounnah.free.fr/alalbani3.mp3]

🔹Un des Salafs (les Pieux Prédecesseurs) a dit : « En effet un serviteur commet un péché grâce auquel il entrera au Paradis, et un autre commet une bonne action à cause de laquelle il entrera en Enfer. »

🔸 On lui demanda : »Comment cela se peut-il? »

🔹Alors il répondit : »Celui qui a commit le péché, y pense constamment, ce qui fait qu’il craint ce péché, qu’il le regrette, qu’il verse des larmes sur ce péché et qu’il se sent honteux devant son Seigneur -Le Très Haut- à cause de lui (le péché).
Il se tient debout devant Allah, malheureux (le cœur brisé) et avec sa tête baissée par humilité. Ce péché est donc plus bénéfique pour lui que d’avoir accompli un grand nombre d’actes d’obéissance, puisque cela lui cause humilité et modestie -ce qui mène au bonheur et au succès du serviteur- au point que ce péché devienne la cause de son entrée au Paradis.

Quant à celui qui a accomplit une bonne action, alors il ne la considère pas comme une faveur de (la part de) son Seigneur pour lui. Mais, il devient arrogant et étonné de sa propre personne, disant : « j’ai fait ceci et cela ». Donc cela l’augmente encore plus dans son auto-adulation, sa fierté et son arrogance – tel que cela devienne la cause de sa destruction. »

[al-Waabilus-Sayyib minal-Kalimit-Tayyib (p. 15), Imam Muhammad Ibn Abi Bakr Ibn Qayyim al-Jawzyya]

Question : Comment regrouper entre l’interdiction des Salafs sur le débat avec les gens de l’innovation et entre le fait de parler avec eux, pour leur éclaircir la vérité ?

Réponse : Nous avons déjà parlé de ce sujet à plusieurs reprises, qu’il est venu des paroles des Salaf interdisant le débat et la controverse et ce qui y ressemble.

Cependant les salafs ont mis exception, si le débat est utile, s’il fait partie de ceux sur qui la preuve n’a pas été établie alors il n’y a pas de mal et s’il y a une réprimande pour l’innovateur et un secours de la vérité alors il n’y a aucune interdiction à cela.

Et parmi les preuves, la parole d’Allah تبارك وتعالى (dans le sens des versets) :

{Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon.} [An-nahl:125]

Si le débat est de la meilleure manière et que son but est l’éclaircissement de la vérité ainsi que le secours de la vérité ainsi que de réprimander le faux et l’établissement de la preuve ; Alors il n’y a pas de mal à cela.

Cependant, s’il poursuit jusqu’au stade de la moquerie alors il lui est conseillé d’arrêter cela.

Si tu vois celui qui débat, débattre par le faux et qu’il ne profite pas, spécialement si c’est entre toi et lui alors délaisse le car cela compte parmi le délaissement du débat louable.

C’est à dire que son délaissement du débat est louable comme l’a dit le prophète صلى الله عليه وسلم :

«Je garantie une maison à la périphérie du paradis pour celui qui délaisse le débat et ce même s’il a raison»

Rapporté par Abû Dâwûd dans « al-âdab » hadith (4800) hadith Abî Oumâma – qu’Allâh l’agrée – et sa chaîne de transmission est bonne.

Adh-dharî’a ila bayân maqâsid kitab ach-charî’a de l’imam al-ajurry ( qu’Allâh lui fasse miséricorde )  » de Sheikh Rabî ‘ bin Hâdy Al-Madkhaly ( qu’Allâh le préserve ). Volume 3 , p.24-25 , dar al-mirât an-nabawy

Question :

Cheikh Mouqbil fut questionné sur la répartition du Tawhid en trois parties :

-L’unicité d’Allah dans sa seigneurie

-L’unicité d’Allah dans l’adoration

-L’unicité d’Allah dans ses noms et attributs

A quelle époque est apparut cette répartition ?

Quelle en a été la cause ?

Et est-t-il authentique que Cheikh Ibn Taymiyya et son éleve Ibn El-Qayyim furent les premiers à répartir le Tawhid de cette manière ?

Réponse de Cheikh Mouqbil :

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, et que la prière d’Allah soit sur notre prophète Mohammed, sa famille, et tous ses compagnons.

J’atteste qu’il n’y a point de divinité digne d’être adorée excepté Allah, seul sans rien lui associer. J’atteste que Mohammed est son serviteur et messager.

Cette répartition est prise du Livre d’Allah et de la sunna de son messager (prière et paix d’Allah sur lui). Le Très-Haut a dit (traduction rapprochée) :

« Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. » Sourate ‘Les femmes’ verset 36.

Ceci est l’unicité dans l’adoration.

Et Il a dit (traduction rapprochée) :

« Si tu leur demandes: « Qui a créé les cieux et la terre? », ils diront, certes: « Allah! » Dis: « Louange à Allah! ». Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. » Sourate ‘Luqman’ verset 25.

Et ceci est l’unicité dans la seigneurie.

Le Très-Haut a dit (traduction rapprochée) :

« C’est Lui le Dominateur Suprême au-dessus de Ses serviteurs, et Il est le Sage, le Parfaitement informé.». Sourate ‘El-An’am’ verset 18.

Et enfin ceci est l’unicité dans ses noms et ses attributs.

L’Imam El Boukhari (Qu’Allah lui fasse miséricorde), à la fin de son livre l’Authentique, dans le chapitre de l’unicité, a regroupé l’unicité d’Allah dans ses noms et ses attributs, l’unicité dans sa seigneurie et l’unicité dans son adoration et ceci est bien connu, et quiconque souhaite y retourner, qu’il y retourne, et Allah est celui à qui nous demandons le secours.

Donc il n’est pas exact de dire que les premières personnes à avoir reparti l’unicité d’Allah sont Cheikh Ibnou Taymiya et son élève Ibn El Qayyim, car certains savants les ont déjà précédé dans cela, parmi eux Ibn Bata, Ibn Manda et d’autres, et nous conseillons la lecture du livre de Cheikh Abdel Razak ibn Abdel Al-Mouhsin El ‘Abad (Qu’Allah les protége) intitulé « La juste parole dans la réplique à ceux qui désapprouvent la répartition de l’unicité ».

Enfin la vérité doit être prise de qui vient avec, et nos savants prennent la vérité de qui est venue avec, ils ont voyagé même du Yémen jusqu’en Egypte, et de La Mecque jusqu’à Bagdad, et de Naiyssabour jusqu’au Yémen.

Ils ont voyagé et profité des uns et des autres.

Contrairement aux savants de notre siècle, excepté celui à qui Allah a fait miséricorde.

Fatwa du cheikh Moqbil tirée de son recueil de fatawas Tome 1, page 15

Au Nom d’Allah le Miséricordieux Le Tout Miséricordieux.
La louange est à Allah Seigneur des mondes et que les éloges et le salut soient sur Notre Prophète Mohamed ainsi que sa famille et l’ensemble de ses compagnons.
Ceci étant dit:

J’adresse cette intervention à mes frères salafis en France, car il nous est parvenu qu’il y a eu là-bas des actions menées avec des explosions et des assassinats commis par des groupes égarés, dirigées contre des personnes à Paris et ailleurs.

Et donc, nous attirons l’attention de nos frères dans ce pays sur le fait de prendre garde à ces troubles, sources d’égarement et perdition, qui ne sont le fait que de gens rompus à la pratique du terrorisme et celles visant à terrifier les populations, leur assassinat, faisant couler leur sang sans aucun droit religieux.

Allah dit (dans le sens relatif retranscit de son propos) évoquant les caractéristiques des croyants :

[et ceux qui n’invoquent aucune autre divinité avec Allah et n’attentent pas à la vie de leurs semblables qu’Allah a déclaré sacrée, sauf pour un motif légitime…] (le discernement.v.68)

Et avec quel motif légitime peut-on s’en prendre aux innocents, quand bien-même ils seraient mécréants ?!

Il n’est donc pas permis de s’en prendre aux innocents par le meurtre faisant couler leur sang.

Le Messager صلى الله عليه وسلم a dit, comme cela est relaté dans l’authentique d’elBoukhari dans le hadith d’ibn’Omar:

« Le musulman ne cesse d’être dans la largesse de sa religion tant qu’il n’en atteint pas au sang interdit… »

Qu’y a-t-il de pire que de s’en prendre au sang des innocents, faire jaillir le sang et le faire couler, faire éclater le désordre et le chaos ?!

Ceci est donc interdit même s’il s’agit de pays d’impies.

Il vous est donc recommandé, mes frères, de vous éloigner des zones de troubles.

Et l’éloignement de ces lieux où ont eu lieux ces évènements meurtriers.

Que vous restiez dans vos mosquées pour la prière et l’enseignement religieux.

Et que vous restiez dans vos demeures et vos lieux de travail.

Et si l’un d’entre vous est contraint à l’abstinence par peur d’être arrêté ou comparé à ces gens dont il est innocent, qu’il reste dans sa maison, et se préserve du mal, s’éloignant de cette affaire.

Et ne rentrez point dans ces questions d’une façon qui pourrait avoir pour effet d’être comparé à ces gens.

Il vous appartient de vous en tenir à votre religion et vos adorations ainsi que vos bonnes mœurs islamiques.

Qu’Allah vous vienne en aide, qu’Il raffermisse vos pas, et qu’Il accélère les causes permettant votre immigration vers vos pays de l’Islam.

Qu’Allah nous accorde ainsi que vous-même la réussite dans ce qu’Il aime et agrée, Il est Le garant de cela et Le Capable (Qui peut le réaliser).

Et que les éloges d’Allah soient sur Notre Prophète Mohamed sa famille, ses compagnons ainsi que Son Salut.

Et la Louange est à Allah, Seigneur des mondes.

Wa Salem aleykoum wa rahmatouLlahi wa barakatouh .

De Abou Anouar Salim Bamahrez

Le samedi correspond au 2 du mois de Saffar 1437

Le 14 du mois de novembre 2015

Et Allah est Celui dont vient le soutien.

Le questionneur demande à propos des attentats qui se sont produits récemment dans certains pays musulmans et même dans des pays non-musulmans comme cela est arrivé en France il y a de cela quelques jours…

Cheikh :

Toutes ces actions-là sont un égarement…

Il n ‘est pas autorisé de commettre cela ; Tuer les gens, agresser les gens, faire couler leurs sang, les prendre en otage, etc.

La religion d’Allah n’est pas venue avec tout cela.

La religion d’Allah est innocente de tout cela !

La base (dans l’islam) étant la préservation du sang et des biens (matériaux).

Quant à faire couler le sang de cette manière, ceci fait partie des complots mondiaux contre l’islam afin que les européens disent que les gens de l’islam commence à attaquer.

Ceci (les attentats) est un acte criminel planifié contre l’islam avant tout et contre les musulmans.

Lorsqu’ils ont vu qu’en europe l’islam commence à apparaître et qu’il se propage et que la communauté musulmane a vu augmenter son nombre, ils ont donc fait ces choses-là afin de rassembler les européens ainsi que les autres contre l’islam et ses préceptes.
Ceci (les attentats) est un acte mauvais.

L’islam est innocente du fait de faire couler le sang !

L’islam est une religion qui appelle à la guidée et la réconciliation ; Et pas à faire couler le sang.
وَإِذۡ قَالَ رَبُّكَ لِلۡمَلَـٰٓٮِٕكَةِ إِنِّى جَاعِلٌ۬ فِى ٱلۡأَرۡضِ خَلِيفَةً۬‌ۖ قَالُوٓاْ أَتَجۡعَلُ فِيہَا مَن يُفۡسِدُ فِيہَا وَيَسۡفِكُ ٱلدِّمَآءَ

 

« Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges : « Je vais établir sur la terre un vicaire « Khalifat ». Ils dirent : « Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang » sourate la vache verset 30.

Il (Allah) a donc rendu le fait de faire couler le sang parmi le désordre sur terre.

Et également dans ce qui venu dans un hadith concernant la fin des temps :

« Le tueur ne saura pas pourquoi il tue ; Et celui qui est tué ne saura pas pourquoi il est tué. »

L’islam est donc innocent de ce qui passé en France ou bien ailleurs.

L’islam est innocent du fait de faire couler le sang, innocent de l’injustice et innocent des agressions.
L’islam est une religion de justice et de bienfaisance !

 

Le Mufti, le grand savant Cheikh ´Abdel ´Aziz Âl Cheikh -qu’Allah le préserve- au Masdjid Nabawi le 6 safar 1437h, correspondant au 18 novembre 2015

Question :

Qu’Allah vous préserve.

M’est-il obligatoire de suivre l’ensemble des sortes de tawhid ?

Réponse :

Oui ceci est obligatoire sinon tu n’es pas musulman.

Si tu transgresses une sorte parmi les sortes de tawhid, tu n’es pas musulman.

Si tu transgresses dans le tawhid de la seigneurie, ou dans le tawhid de la divinisation ou dans le tawhid des noms et attributs, tu n’es pas musulman.

A part si cela est fait par ignorance, tu es excusé par celle-ci.

Ensuite, lorsque tu as appris et que tu t’es repenti à Allah, ce qui est passé ne te nuit pas.

traduit par forum.daralhadith-sh.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin ‘Abdillah Al Fawzan – الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Que veut dire « des choses portant à confusion » dans le Hadith « Le licite est évident et l’illicite est évident et il y entre les deux des choses portant à confusion » – Sheikh Salih Al Fawzan(hafitahullah)

Question : D’après le hadith du prophète صلى الله عليه و سلم : « Le licite est évident et l’illicite est évident et il y entre les deux des choses portant à confusion« . Que veut dire ici « des choses portant à confusion « ? Et est-il possible que la cigarette fasse partie de ces choses là?

Réponse : Concernant les choses dont leur nature porte à confusion et sont équivoques, il est demandé de s’en écarter et ce sont des choses à propos desquelles les gens de science ont divergé au sujet de leur licéité ou leur interdiction au regard des différentes preuves et sur lesquelles on n’a pas pu faire prévaloir un avis sur un autre.

Donc le fait de s’en écarter est une mesure de précaution, ce qui est plus sain pour la religion et l’honneur de la personne.

Quant à la cigarette, son caractère illicite ne fait pas l’ombre d’un doute, et ce en raison du désagrément énorme que cela occasionne, et du fait qu’on n’en tire aucun avantage. Et celui qui considère qu’elle n’est pas illicite n’a aucun argument de sorte qu’on puisse dire que c’est une chose sur laquelle les gens divergent. Mais l’argument évident est en faveur de celui qui voit l’interdiction de celle ci.

Elle ne fait donc pas partie des choses équivoques mais plutôt des choses clairement illicites dont il incombe au musulman de s’écarter. Et ce n’est pas toute divergence qui doit être prise en compte mais uniquement la divergence qui trouve un fondement dans la législation. Et Allah est plus savant.

Source :[Sheikh Al Fawzan/ Al Mountaqa min fatawa / vol.3 – p.340 / n.326]

Abû Qatâdah rapporte que le Messager d’Allah sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit : Lorsque l’un d’entre vous entre à la mosquée , qu’il ne s’assied pas avant d’avoir accompli deux unités de prière .

(Hadith Sahîh rapporté par Al Bukhârî 444 et Muslim 714)

Enseignements du hadith :

1 – Il est interdit à celui qui entre dans la mosquée de s’asseoir jusqu’à ce qu’il accomplisse deux unités de prière que l’on nomme « prière de salutation de la mosquée » . Quand à celui il entre dans la mosquée , non pour s’y asseoir mais pour la traverser ou prendre quelque chose , on ne lui ordonne pas d’accomplir deux unités de prière , car cela est spécifique à celui qui veut s’y asseoir .

2 – Le hadith indique en apparence l’obligation , mais la majorité des savants a considéré que ce n’était qu’une recommandation et un encouragement , car le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit à celui qui enjambait les gens (pour se rapprocher lors de la prière du vendredi) : Assieds-toi , car tu as mal agi (Rapporté par ibn Mâjah 923), et ne lui a pas ordonné de prier . Aussi lorsque le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam enseigna à un homme les piliers de l’Islam , il mentionnales cinq prières obligatoires et pas la prière de salutation de la mosquée . L’essentiel est que l’avis qui mentionne l’obligation de la prière de salutation de la mosquée est fort , et on ne peut pratiquement pas apporter d epreuve claire qu’elle n’est pas obligatoire . Ainsi , si on veut libérer sa conscience , si on entre dans la mosquée en état de pureté , on ne s’assoit pas avant d’avoir accompli deux unités de prière . Si elles étaient obligatoires , on se sera acquitté de l’obligation , et si elles étaient surérogatoires , on aura augmenté sa récompense .

3 – Le hadith montre en apparence qu’elles sont accomplies à tout moment, même lors des temps ou la prière est interdite.

4 – Le hadith montre en apparence que celui qui s’assoit avant de les avoir accomplies ne peut plus le faire , mais un groupe de savants a été d’avis que si le temps n’était pas trop long , il devait tout de même se lever et les accomplir , en raison de ce que dit le Prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam au compagnon qui s’était assis sans accomplir deux unités de prière : As-tu accompli deux unités de prière ? non répondit l’homme . Il lui dit alors : Alors lève-toi et accomplis-les (hadit rapporté par Muslim 875)

5 – Si quelqu’un entre dans la mosquée pour accomplir une prière obligatoire et que la prière a déjà débuté , il doit entrer avec le groupe en prière et ne pas accomplir autre chose que celle-ci en raison du hadith : Lorsqu’on prononce l’iqâmah on ne doit accomplir aucune autre prière en dehors celle dont c’est le temps prescrit

Et cela lui sera compté comme prière de salutation de la mosquée , car lorsque deux adorations du même genre sont regroupées , l’une rentre dans l’autre .

6 – Si on entre dans un lieu de prière « Musallâ » , il n’y a pas de prière de salutation . Al Musallâ est le lieu que l’on consacre à la prière dans sa maison , sa ferme ou ailleurs , car al Musallâ n’est pas une mosquée (masjid)

(Charh Boulough al Marâm de cheikh ‘Abd Allah al Bassâm vol 1/3 p.264-265)

Question : Si le prédicateur incite les gens à faire une chose qu’il n’est pas capable de faire, après avoir essayé, et qu’il pense pouvoir la faire à l’avenir, peut-il alors inciter les gens à faire cette chose ?

Réponse : Si le prédicateur qui appelle vers une bonne action n’est pas capable de la faire lui-même alors [il vaudrait mieux] que ce soit quelqu’un d’autre qui invite à la faire – ou qu’il invite les gens à faire une autre bonne action (qu’il est capable de faire).

Mais, supposons que celui qui appelle à prier de nuit, mais il n’arrive pas à prier la nuit, il ne faut pas dire : si tu n’arrives pas à prier la nuit, alors n’incite pas les autres à prier la nuit. Un autre exemple : Un homme incite à faire l’aumône, mais il ne possède pas de quoi faire l’aumône, mais nous disons : incite-les.

Quant à celui qui invite les gens à une chose alors qu’il est capable de la faire et il ne la fait pas, il n’y a pas de doute que c’est de la stupidité et de l’égarement dans la religion.

(Fatwa de cheikh Otheimine (2/173) Kitâb ud-Da’wa)

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 355 autres abonnés