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La première des choses qu’il faut que les parents enseignent à leurs enfants, lorsque ces derniers commencent à parler, c’est la parole du Tawhîd et son importance. Oum Salama enseignait à son fils Anas (radhiallâhu ‘anhu) en lui disant : Dis : « Il n’y a nulle divinité qui ne mérite l’adoration si ce n’est Allâh » Et dis : « que Muhammad est l’Envoyé d’Allâh. » Cela avant de le nourrir. Rapporté dans Siyar A’lâm an-Noubalâ.

Il est demandé de faire répéter cette parole aux enfants, et plus particulièrement leur mère, qui sont plus à même dans leurs contacts avec eux en bas âge. Lorsque cela a été répété, et que les enfants prennent un peu de raison, il faut leur expliquer cette parole de manière simple, afin qu’ils comprennent son sens.

Leur apprendre qu’Allâh est Seul sans associé, qu’Il est le Créateur, qu’Il est au dessus des Cieux, qu’Il S’est établi sur Son Trône, qu’Il englobe toute chose, et qu’Il est informé de nos situations, qu’Il entend et voit, et qu’Il a pouvoir sur toute chose. De s’en remettre à Allâh, et qu’Allâh est Celui qui guéri. Qu’il nous est obligatoire de l’aimer et de l’adorer, comme il faut aimer le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) et lui obéir. Et de rappeler aux enfants des caractéristiques du comportement et du caractère du Prophète. De leur expliquer que le Prophète aimait les enfants, et de les appeler ainsi à cela, de leur expliquer ce qu’ils peuvent comprendre. De leur rappeler ces paroles : « Quel est ton Seigneur ? Quel est ton Prophète ? Et quelle est ta religion ? » et « Où est Allâh ? »

De leur enseigner l’amour des Compagnons et des pieux. De leur enseigner afin qu’ils mémorisent la Fâtiha, la sourate « al-Ikhlâs » et les deux protectrices.

(Tarbiyat al-Awlad fî dhaw il-Kitâb was-Sounnah – SHeikh Sâlih al-Fawzân, p. 45-46)

Le prêche est un nom général qui englobe tous les moyens permettant d’accomplir ce qu’Allâh aime et agrée. L’appel au Tawhîd est un prêche, l’appel aux obligations religieuses et aux piliers de l’Islâm est un prêche, l’appel aux règles jurisprudentielles est un prêche, les exhortations sont un prêche, le fait de rejeter les ambiguïtés (dans la religion) est un prêche, écrire des ouvrages est un prêche, envoyer des traités est un prêche, le fait d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable entre aussi dans ce qui est considéré comme un prêche. Et si cela n’entre pas dans le nom spécifique, cela se fait au niveau du jumelage, sur la base de la Parole d’Allâh – Ta’âla : « Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. » Coran, 3/104

Il y a en cela le conseil aux gens, et le fait de viser leurs besoins et leurs orientations, et l’éclaircissement de ce dont ils ont besoin par le prêche.

Le fait d’appeler à Allâh [ad-Da’wah] est un nom général qui englobe tous les moyens permettant de transmettre la religion, et ce qui permet de transmettre le message d’Allâh – ‘Azza wa Djal, que ce soit sur les sujets importants de la religion, ou les détails de la religion. Sur cela, nous avons dans le nom du prêche ce qui fait partie du fait d’appeler pour le bien. Le fait d’appeler au bien est un nom général, et pour toute personne qui en a la science, peu ou de manière importante, elle se doit d’appeler à Allâh – ‘Azza wa Djal – dans la mesure de ce qu’elle possède en science détaillée.

(Silsilat il-Mouhâdharât al-’Ilmiyyah du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, 5/102-103)

Allâh – Ta’âla – dit : « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allâh fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. » Coran, 9/71

Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Chacun d’entre eux est l’allié du second, il le secourt et l’aide. Voyez ce verset sur les croyants : « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. » Et sur les hypocrites : « Les hypocrites, hommes et femmes, appartiennent les uns aux autres. » Coran, 9/67
Ils ne sont pas alliés aux autres. Alors qu’au contraire, le croyant est l’allié de son frère. Ils ordonnent le convenable et interdisent le blâmable.

Ce verset est une preuve que la fonction d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable n’est pas spécifique aux hommes, mais cela concerne aussi les femmes qui doivent ordonner le convenable et interdire le blâmable. Ceci dit, dans les champs d’activités des femmes, cela ne doit pas se faire dans des assemblées masculines, mais leurs champs s’étalent dans les réunions féminines, les repas de noces, dans les jours consacrés aux études, et autres moments. Lorsque tu vois une femme commettre un acte blâmable, tu condamnes cet acte, si tu la vois être négligente dans une obligation religieuse, tu lui ordonnes le convenable. Certes l’ordre d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable concerne les hommes comme les femmes. « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allâh fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. » Coran, 9/71
Nous demandons à Allâh qu’Il nous accorde ainsi qu’à vous-même Sa Miséricorde et Son pardon.

(Charh Riyâdh as-Sâlihîn min Kalâm Sayd il-Moursalîn de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 2/411)

Allâh – Subhânahu wa Ta’âla – présente cette lumière dans le cœur de l’adorateur, un exemple que seuls les gens qui ont la science comprennent, certes Allâh – Subhânahu wa Ta’âla – dit : « Allâh est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un (récipient de) cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat ; son combustible vient d’un arbre béni : un olivier ni oriental ni occidental dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. Allâh guide vers Sa lumière qui Il veut. Allâh propose aux hommes des paraboles et Allâh est Omniscient. » Coran, 24/35

Oubay Ibn Ka’b a dit : « C’est à l’exemple de Sa lumière dans le cœur du musulman. » Rapporté par at-Tabarî et al-Hâkim.

Telle est la lumière [qu’Allâh] a mise dans le cœur du musulman, qui est sa connaissance, son amour, la foi en Lui, son rappel ; telle est la lumière qu’Il a fait descendre sur eux [Ses adorateurs], avec laquelle Il les faits revivifier, et avec laquelle ils marchent entre les gens. Son fondement est dans leur cœur, puis se renforce et augmente jusqu’à apparaître sur leur visage, leurs membres, leur corps, plus encore, sur leurs vêtements et leurs demeures. Et ne le voient [sur eux] que ceux qui sont des leurs, alors que ceux qui ne sont pas d’eux les ignorent. Le Jour de la Résurrection, cette lumière se manifestera, et sera avec leur foi lumineuse entre leur main dans les ténèbres courageusement, et cela, en fonction de l’intensité [de cette lumière] en leur cœur. Il y aura parmi eux celui dont la lumière sera comme celle du soleil, de la lune, des étoiles ou d’une lampe, et pour certains, ce sera comme au niveau de son orteil, tantôt elle s’allumera, tantôt elle s’éteindra. Certes, l’hypocrite n’avait pas de lumière stable dans ce bas monde, ou plutôt, ce n’était qu’une lumière apparente qui ne provenait pas de l’intérieur, il lui sera donné une lumière apparente qui dans les ténèbres s’estompera Dans le cristal, il y a une lampe, à savoir la lumière qui est dans la niche. Cette lumière est alimentée par une matière qui est une huile issue d’un olivier qui vit dans la plus tempérée des régions, exposé à une température ambiante. Son huile est claire, rien ne trouble sa clarté. Il en va de même pour la matière qui alimente la lumière de la lampe qui est dans le cœur du croyant. Elle est sa droiture, son pilon et sa richesse. Et il [le croyant] observe à travers cette droiture la vérité et la guidance. Et il résulte de cela, mansuétude, tendresse et miséricorde de par sa droiture. Il lutte ainsi contre les ennemis d’Allâh d’une rudesse véritable à leur égard, d’une accroche pertinente à la vérité – [Telle est donc la matière qui alimente la lampe de la foi dans le cœur du croyant]

(Al-Wâbil us-Sayb min al-Kalâm it-Tayb de Ibn al-Qayyîm, p.116-117)

Dans la spiritualité profonde et le détachement de ce bas monde que le musulman(e) se doit d’avoir de manière sincère, il y a un rappel fondamental à faire aujourd’hui, quand justement s’estompe en nous de plus en plus ce référant important de la spiritualité. Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) rapporte qu’il a entendu son SHeikh Ibn Taymiyyah dire : « Si tu ne trouves pas, dans l’application de ton œuvre pieuse, une douceur dans ton cœur et une augmentation, alors tu dois la réévaluer. Car certes le Seigneur (Allâh) est reconnaissant. » Ibn al-Qayyîm explique – de cette parole énoncée – qu’il voulait dire que la personne est nécessairement récompensée par Allâh pour l’œuvre pieuse qu’elle a fait dans ce bas monde, récompense qu’elle éprouve par une douceur dans son cœur, une augmentation et une joie. Si la personne ne la trouve pas, c’est que son œuvre est défectueuse

(Madâradj as-Sâlikîn bayna Manâzil Iyâka na’boudou wa Iyâka nassta’în de Ibn al-Qayyîm, p.423)

Allâh – Ta’âla – dit : « C’est toi que nous adorons et auprès de toi que nous recherchons le secours. » Coran, 1/5
Ibn Taymiyyah précise concernant ce verset, que nous avons en cela la sincérité dans l’adoration d’Allâh ainsi que la recherche du secours. Certes le croyant n’adore qu’Allâh et il ne recherche le secours qu’en Allâh. Celui qui invoque autre qu’Allâh parmi les créatures ou recherche le secours auprès d’eux parmi les gens des tombes ou autres qu’eux, n’aura pas accompli la véritable Parole d’Allâh : « C’est toi que nous adorons et auprès de toi que nous recherchons le secours. » Nul n’aura accompli cela si ce n’est celui qui aura fait la différence entre l’entrevue légiférée (dans l’adoration) et l’entrevue (Ziyârah) innovée. L’entrevue légiférée consiste en l’adoration d’Allâh, l’obéissance à Son Envoyé, l’Unicité d’Allâh et son excellence dans Son adoration, ainsi que les œuvres pieuses et visites (légiférées) par lesquelles il y a les récompenses. L’entrevue innovée est le polythéisme avec le Créateur, l’injustice envers la créature et son âme

( Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 1/667)

La personne injuste envers son âme est celle qui fait partie des gens du péché et y persiste. Et celui qui se repent de quelques péchés que ce soit, d’un repentir sincère, il ne sort pas de la catégorie de ses prédécesseurs. La personne suivant une voie modérée est celle qui accomplit les obligations et évite les interdictions. Et les prédécesseurs dans les bonnes actions sont ceux qui accomplissent les actes obligatoires et surérogatoires, comme cela a été mentionné dans les versets. Et celui qui se repent de quelques péchés que ce soit, d’un repentir sincère et authentique, il ne sort pas de la catégorie des prédécesseurs et des gens modérés.

(Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 2/289)

Foudheil Ibn ‘Iyâdh (rahimahullâh) a dit : « Délaisser les œuvres pour les gens est de l’ostentation, et œuvrer pour les gens est du polythéisme. La sincérité est qu’Allâh te préserve de ces deux choses. » Rapporté par Abû Na’îm, al-Bayhaqî et SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah dans Madjmou’ Fatâwa 23/174

Le sens voulu dans cette parole est que lorsque tu agis pour les gens, cela est considéré comme de l’ostentation. Est-ce clair ? Si tu ajoutes à ta prière car tu es regardé par les gens, cela est considéré comme de l’ostentation. Si tu délaisses les œuvres par peur des gens, c’est-à-dire, du regard des gens, de crainte le regard des gens, cela est considéré comme du polythéisme. Pourquoi cela ? Lorsque tu délaisses une obligation au bénéfice des créatures, que tu délaisses ce qui a été appuyé par des preuves pour les gens, que tu délaisses le fait de commander le bien et d’interdire le blâmable pour les gens, que tu délaisses une des choses obligatoires, qu’Allâh – ‘Azza wa Djal – a rendu obligatoire, c’est une forme d’obéissance identique à l’obéissance de Âdam à Satan et ce qui y ressemble. C’est du polythéisme dans l’obéissance. Ceci dit, c’est un polythéisme mineur.

(Liqâ-at wa Djalissât du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, 1/279)

Beaucoup de gens délaissent les œuvres pour les gens, et ils disent : « Je crains d’œuvrer et qu’on dise untel est un adorateur dévoué, ou une autre parole similaire. » Nous disons que cela est une erreur, car tu as délaissé les choses pour que les gens disent que tu es est incontestable. Le fait d’agir pour les gens est une forme de polythéisme. Car l’ostentation fait partie d’une des formes de polythéisme.

(Ta’lîq Mouqadimat il-Madjmou’ de SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, p.26)

Qu’en est-il de l’obligation concernant la science vis-à-vis du commun des gens, et de celui qui n’a pas la capacité de rechercher la science ? (SHeikh Ibn ‘Uthaymîn)

Il est obligatoire à l’égard de celui qui n’a pas la science, ou qui n’a pas la capacité de rechercher la science, d’interroger les Gens de science. Allâh – Ta’âla – dit : « Demandez donc aux Gens du Rappel, si vous ne savez pas. » Coran, 21/7

Allâh – Ta’âla – n’a pas ordonné de les interroger si ce n’est lorsqu’il est nécessaire de prendre leurs dires, et telle est l’imitation de leurs propos [Taqlîd]. Ceci dit, ce qui est interdit dans l’imitation des propos, est le fait de suivre un dogme de pensée spécifique en toute situation, et en croyant que cela est la seule voie menant à Allâh – ‘Azza wa Djal, et de prendre uniquement de cette voie même si elle contredit les preuves.

Concernant celui qui a la capacité de faire l’effort de recherche de la science, comme l’étudiant en science qui peut se donner la chance d’une science multiple, par laquelle il fait l’effort de rechercher les différentes preuves, il doit prendre ce qu’il voit comme authentique ou le plus proche de ce qui est authentique.

Concernant maintenant le commun des gens ou le débutant en science, ils se doivent de faire un effort dans l’imitation des propos en recherchant ce qui est le plus proche de la vérité. Cela auprès de celui doté d’une science sûre, d’une pratique ancrée et pieuse.

( Kitâb ul-‘Ilm de SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, p.205)

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Protégez-vous du feu, ne serait ce qu’en donnant la moitié d’une datte. Et si vous ne trouvez pas alors avec une bonne parole. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

Ce qui veut dire que si tu ne trouves pas la moitié d’une datte à offrir en aumône, protège-toi du feu par une bonne parole. Et la bonne parole peut être la lecture du Qor’ân, car la plus bonne des paroles est le Noble Qor’ân. Cela peut aussi être les glorifications et invocations, comme cela peut être le fait de commander le bien et de condamner le blâmable, comme le fait aussi d’étudier la science comme de l’enseigner.

C’est enfin, tout ce qui permet à la personne en terme de paroles, de se rapprocher de son Seigneur. Ainsi, si tu ne trouves pas la moitié d’une datte à offrir en aumône, protège-toi du feu par le biais d’une bonne parole. Cela fait partie des voies du bien et de ses nombreuses proclamations et de bonheur. Louange à Allâh que la protection contre le feu se fasse aussi par la donation d’une datte en aumône, comme la bonne parole protège du feu. Qu’Allâh nous protège ainsi que vous-même du feu.

(Charh Riyâdh as-Sâlihîn min Kalâm Sayd il-Moursalîn de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 2/203)

Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur

Allâh – Ta’âla – dit : « Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur. » Coran, 18/110

SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) a expliqué que celui qui nourrit l’espoir de rencontrer Allâh – ‘Azza wa Djal – et croit en cela, et bien « qu’il fasse de bonnes actions » cela est une invitation simple. Veux-tu rencontrer ton Seigneur, et que ton cœur soit rempli d’espoir ? Si la situation est de la sorte « qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur. » Tout homme raisonnable espère rencontrer son Seigneur – ‘Azza wa Djal. La rencontre avec son Seigneur n’est pas lointaine. Allâh – Ta’âla – dit : « Celui qui espère rencontrer Allâh, le terme fixé par Allâh va certainement venir. Et c’est Lui l’Audient, l’Omniscient. » Coran, 5/29
Certains savants disent : La Parole « le terme fixé par Allâh va certainement venir » veut dire que « tout terme fixé est proche. »

(Tafsîr Sourate al-Kahf de SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, p.152-153)

SHeikh ‘Abder-Rahmân Ibn Sa’dî (rahimahullâh) a expliqué de la Parole : « Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions » cela veut dire, des actions qui doivent être conformes à la Législation d’Allâh parmi ce qui est obligatoire et souhaité. « Et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur. » Il ne doit rien associer, au contraire, il doit œuvrer avec sincérité pour la Face d’Allâh – Ta’âla. C’est ce qui réunit la sincérité et le suivi conforme, tel est celui qui obtient ce qu’il espère et souhaite. Quant à celui qui s’oppose à cela, il perd dans ce bas-monde et l’au-delà, car certes la mort est proche pour celui qui réalise cet espoir d’agrément.

(Tayssîr ul-Karîm al-Rahmân fî Tafsîr kallâmi al-Manân du SHeikh Ibn Sa’dî, p.563)

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a expliqué de la Parole : « Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur. » que les bonnes actions sont ce qu’Allâh et Son Messager ont commandés, que ce soit obligatoire ou recommandé, et que l’adorateur n’associe rien à son Seigneur. Tel est la sincérité dans la religion d’Allâh.

( Madjmou’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 16/250)

Il a dit également : La religion musulmane est fondée sur deux principes à savoir n’adorer qu’Allâh et l’adorer selon Sa Législation, et non l’adorer avec innovation. Les bonnes actions sont celle qui sont aimées, de la Tradition et légiférées par Allâh et Son Messager. C’est pourquoi ‘Oumar (radhiallâhu ‘anhu) disait dans l’une de ses invocations : « Ô mon Seigneur ! Accorde-moi que mes actions soient toutes sincères, et qu’elles te soient sincèrement destinées, et ne m’en prive rien de cela. »

( Madjmou’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 25/317)

Ibn Kathîr (rahimahullâh) a dit du verset « quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur » avec récompense et privilège « qu’il fasse de bonnes actions » qui consiste à ce que les actes soient conformes à la Législation d’Allâh « et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur. » œuvrant pour la Face d’Allâh uniquement sans rien lui associer. Ces deux choses constituent un fondement pour l’acceptation des œuvres. Il faut la sincérité à Allâh et les actes conformes sur la législation de l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa salam).

(Tafsîr ul-Qor’ân al-‘Adhîm de Ibn Kathîr, 5/205)

Le secrétariat général du Comité des Grands Savants (d’Arabie) proclame sa condamnation des attentats terroristes qui ont visé la Belgique aujourd’hui (22-03-2016) et qui ont causé de nombreuses victimes et blessés, insistant dans ce contexte sur le fait que le Monde entier doit s’entraider dans la lutte contre le terrorisme, quelle que soit sa source et quelle que soit la région qui est visée, et qu’il n’est pas permis d’incriminer le terrorisme à un endroit sans l’incriminer à d’autres car cela fait partie des causes de l’aggravation du terrorisme et de son expansion.

 

Et le secrétariat général a mis l’accent, à cet égard, sur le fait que le terrorisme ne s’est répandu dans un certain nombre de régions du Monde que parce que la communauté internationale ne s’est pas comportée avec fermeté envers le régime criminel en Syrie qui a tué son peuple et l’a exilé et à l’ombre duquel se sont développés Daech et Al-Qaida.

 

Traduit par Mehdi Abou ‘Abdir-Rahmân

✅ Publié par markaz-al-forqane.be

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L’étudiant en religion : Il s’occupe (ou se consacre) avant toute chose à la réforme de sa propre personne et le fait d’adopter un noble comportement.

Il est de part son comportement et sa manière d’être un exemple et un guide pour les autres.

Il est avide d’apprentissage, accorde un vif intérêt à la perfection [de sa personne], à la piété, aux assises avec les gens de science ainsi qu’au fait d’acquérir la science bénéfique et à ne pas perdre son temps.

Il s’éloigne des affaires qui ne le concerne pas, tu ne le vois donc qu’occuper avec des affaires utiles (ou sujets bénéfiques ) !

Lorsqu’il s’exprime sa parole est profitable, lorsqu’il écrit son écrit est profitable et il est bénéfique pour celui qui s’assied avec lui.

Il a conscience de l’importance de la science et du rang élevé des savants, il les respectent, profite d’eux, invoque en leur faveur et implore la miséricorde d’Allah pour les morts parmi eux.

[Le chercheur de science] déteste la médisance et ses gens et n’accepte pas qu’en sa présence on critique une personne !.

Tu le vois modeste et ne cherchant pas à élever sa personne au dessus de son rang ou à se vanter d’une chose qu’il ne possède pas.

Il n’est point trompé par les éloges et les compliments que les gens lui adressent.

[Le Talib Al-Ilm] ne cherche ni la célébrité, ni le fait que les gens lui accordent un rang particulier car il sait que c’est Allah qui élève et qui rabaisse et non pas untel parmi les gens.

[Le Talib Al-Ilm] c’est un prêcheur, un conseiller, quelqu’un qui ordonne le bien et interdit le blâmable en respectant les lois et règles de cette Charia.

Tu le vois accorder un vif intérêt à l’unité ainsi qu’à l’union des cœurs, il répugne la division au sein des gens de la Sunnah, car il sait que division rime avec innovation et que l’union va avec Sunnah, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on dit les gens de la Sunnah et du groupe et qu’on dit les gens de l’innovation et de la division.

Tu le vois également faire attention à ce qui sort de sa bouche, car il sait qu’il sera jugé sur ses paroles et ses actes.

Il veille à la Maslaha (intérêt) dans ce qu’il dit et fait, il n’ouvre pas aux gens une porte menant au mal, il ne polémique pas dans les choses vaines, il se garde de vanter outre mesure ce qu’il ne connait pas, il n’ouvre pas une porte sans être clairvoyant c’est à dire sans maitriser ses tenants et aboutissants, enfin il est préparé à répondre à Allah le très Haut.

Telles sont les qualités du chercheur de science qu’Allah nous les accorde !

Le Talib Internet : Comme cela est connu et comme nous pouvons le voir [et également le constater] le Talib Internet est le parfait contraire du Talib Al-Ilm (l’étudiant).

C’est à dire qu’il [est grossier et] a un mauvais comportement, il porte atteinte à l’honneur des gens, il perd son temps [dans les sujets n’ayant aucune utilité], il attaque les gens de science qu’ils soient petits ou Grands, sans aucun respect et sans même prendre en considération leurs sciences, leurs âges, leurs vertus ou leurs rangs, Il est à l’affût des erreurs et des défauts.

Ses jours et ses années passent, mais il est toujours dans ce cercle [vicieux], il ne se repose pas et ne laisse pas les autres tranquilles en leur épargnant son mal.

Bref, si tu souhaites devenir un Talib Al-Ilm, alors tu connais le chemin et ses jalons !

Et si tu refuses d’être un étudiant en religion et que tu ne désires qu’être un Talib Internet alors [tu connais] le chemin, il est rempli d’immondices et de saletés, asperge-toi s’en autant que tu le souhaites.

Par contre, de grâce ne mens pas aux gens en leur faisant croire que tu es un Talib Al-Ilm (étudiant en religion).

Shaykh Abû Mâlik ‘Abdul-Hamîd Ibn Khalîwî Al-Juhanî

• Source : ( http://abumalik.net/play.php?catsmktba=1583)

Question :

Est-il permis à l’homme de s’attribuer le rôle de juger les actions des autres en toutes situations ?

Dans quel cas est-il permis légalement au musulman de dire : Untel est mauvais, untel est sincère etc. …. ?

 

Réponse :

Il n’est pas permis à l’individu de se proclamer juge, portant des jugements de valeur sur les actions des autres, alors qu’il oublie ses propres actions.

L’homme est tenu de s’interroger sur ses propres défauts d’abord avant de regarder ceux des autres.

En revanche, si le musulman s’emploie à exhorter ses frères à faire le bien et à s’abstenir de faire le mal, cela constitue une œuvre méritoire.

Dans ce cas, on aura tort de dire : Untel s’est proclamé juge des gens.

Allah exalté soit Il a dit (traduction rapprochée) :

« Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères » (sourate al Hujurât verset 10)

Et le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit :

« Les croyants sont comparables à un édifice dont les éléments se tiennent mutuellement »

(hadith rapporté par Al Bukhari numéro 2446 et Muslim numéro 2585)

 

Le Très Glorieux a dit aussi (traduction rapprochée) :

« Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgressions » (sourate al Mâ’idah verset 2)

Le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit également :

« La religion est exhortation.

A qui demandèrent ses compagnons.

Il répondit : pour la cause d’Allah, pour Son livre saint, pour Son messager, pour les guides des musulmans ainsi que pour la communauté musulmane tout entière. »

(Hadith rapporté par Muslim numéro 55)

Le prophète sallallahu ‘alayhi wa sallam a dit aussi :

« Aucun d’entre vous ne sera un vrai croyant que lorsqu’il aime pour son frère musulman ce qu’il aime pour lui-même »

(hadith rapporté par Al Bukhari numéro 13 et Muslim numéro 45)

Le musulman doit donc s’appliquer à se corriger avant de rechercher à exhorter les autres.

De même, toute œuvre visant à réformer les autres doit se faire dans l’amour du prochain et sa sincère exhortation, et nullement dans le but de rabaisser ou de guetter ses défauts pour les dévoiler, car cela est formellement interdit par l’islam.

Il faut donc que cette action soit entreprise par amour du bien pour les autres.

Quant au fait de dire : « Untel est mauvais et untel est sincère etc. »

Il ne convient pas au musulman, selon les enseignements de l’islam, de tenir des propos diffamatoires à l’égard de son frère musulman, sauf s’il est connu pour sa déviation et ses mauvaises intentions.

En effet, si le musulman sait bien qu’une telle personne est d’une déviation manifeste et perversité profonde, il peut en avertir les autres pour qu’ils puissent être à l’abri de ses manœuvres malsaines et prendre leurs précautions à son égard, ce qui relève donc d’un intérêt d’ordre religieux.

 

En revanche, il est interdit de dire du mal des autres dans le seul but de les critiquer et les rabaisser, car cela correspondrait à une attaque purement personnelle qui ne renferme aucun intérêt d’ordre religieux.

 

Il est de fait qu’il n’est pas facile de porter un jugement de valeur sur les autres, car cela exige mûre réflexion et vérification de la vérité.

 

Il faut donc se garder de se baser sur ses propres impressions, conformément aux enseignements de ce verset coranique (traduction rapprochée) :

 

« O vous qui avez cru ! Evitez de trop conjecturer sur autrui car une partie des conjectures est péché. Et n’espionnez pas, et ne médisez pas les uns des autres » (sourate Al Hujurât verset 12).

 

De même, le musulman est tenu de ne pas se fonder sur une information donnée par un pervers, comme nous l’ordonne cette parole d’Allah exalté soit Il (traduction rapprochée) :

 

« O vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair (de crainte) que par inadvertance, vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par-là suite ce que vous avez fait » (sourate AL Hujurât verset 6)

 

Ce verset nous indique clairement que l’on doit écarter toutes les mauvaises opinions et éviter de juger par pure conjecture.

 

Dans le même sens, l’on ne doit pas accepter les informations reçues sans vérification et mûre réflexion. De plus, l’on est de ne juger les gens qu’en connaissance de cause.

 

Il faut donc se doter d’un savoir suffisant en matière religieuse pour pouvoir juger les comportements des autres à partir d’actes concrets.

 

En revanche , il n’est pas permis de porter un jugement de valeur sur les agissements des autres lorsque l’on est dépourvu d’un savoir religieux suffisant .

 

De manière générale, le musulman doit se garder de se prononcer sur des choses à propos desquelles il n’a aucune science.

 

A ce propos, le Très Haut a dit (traduction rapprochée) :

 

« Et ne poursuit pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé » (sourate Al ‘Isra verset 36).

 

Il a aussi dit exalté soit Il (traduction rapprochée) :

 

« Dis : Mon seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés) , tant apparentes que secrètes , de même que le péché , l’agression sans droit et d’associer à Allah ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve , et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas » (sourate Al A’raf verset 33).

 

Il en résulte donc que tout musulman qui ne possède pas de connaissances suffisantes doit s’abstenir de prononcer des jugements qui ne sont fondés que sur une pure supposition, ou sur son opinion personnelle ou encore sur ses passions.

 

En effet, l’un doit s’abstenir d’un tel agissement car le problème est grave.

 

Et nous devons tenir compte du fait que lorsque le croyant accuse son frère musulman d’une chose dont il est innocent, ou lui attribue un mauvais caractère de manière fausse, cette calomnie retournera certainement contre l’accusateur.

 

C’est ce que nous confirme ce hadith authentique :

 

« Toute personne qui maudit quelqu’un sans raison valable, la malédiction retombera sur lui mêmes »

(hadith rapporté par Abû Dâwûd numéro 4908 et at tirmidhi numéro 1978).

 

Le musulman est donc tenu de s’écarter de ses mauvais agissements.

 

De mêmes, il doit avoir la connaissance et la clairvoyance nécessaires qui lui permettront de juger ses propres agissement avant de juger ceux des autres.

 

De plus, il est tenu d’éviter toute précipitation et de s’assurer avant de se prononcer sur les actes des autres.

 

source le livre : Kitâb ad Da’wah le livre de la prédication vol 2 page 168-170

Est-il possible d’apprendre la science à partir des livres seulement , sans recourir aux savants , surtout qu’il est difficile de recevoir le savoir directement de leur bouche parce qu’ils sont peu nombreux ? Que penses-tu de cette parole : Celui qui fait du livre son shaykh donnera plus d’avis faux que d’avis justes ?

Réponse : Nul doute que le savoir s’acquiert en l’apprenant auprès des savants et en l’apprenant des livres , car le livre c’est le savant lui-même , il te parle à travers son livre . S’il est difficile d’accéder aux gens de science pour recevoir le savoir de leur bouche , on l’apprendra à partir des livres . Seulement on assimile mieux le savoir par l’intermédiaire des savants que par l’intermédiaire des livres . Celui qui apprend la science à partir des livres se fatigue beaucoup et doit déployer énormément d’effort pour l’acquérir , et malgré cela beaucoup de choses lui échappent comme certaines règles légales et certains critères que les savants ont établis. Il lui faut un savant qui lui sert de référence et auquel il recourt dans la mesure du possible .

Quant à cette parole :  » Celui dont le guide est le livre , ses erreurs seront plus nombreuses que ses avis justes  » , elle n’est pas vraie à cent pour cent et elle n’est pas fausse à cent pour cent . Celui qui puise ses connaissances dans n’importe quel livres qui lui tombe sous la main commettra sûrement beaucoup d’erreurs . S’il s’inspire , dans son apprentissage , des livres de savants réputés pour leur probité et leur savoir , il ne commettra pas beaucoup d’erreurs . Au contraire , il visera juste dans la plupart de ses avis.

(Kitab Al ‘ilm cheikh Uthaymîn rahimahu Allah )

A quoi sert-il d’étudier les sectes mutazilites , jahmites , kharijites alors qu’ils n’existent plus dans notre époque ??

Réponse : L’étude dans notre époque des groupes qui ont inventé des doctrines qui sont loin de la Sunna comporte une utilité , c’est de faire connaître leurs sources d’inspiration pour pouvoir les réfuter s’ils existent , et effectivement ils existent aujourd’hui . Si le questionneur a dit qu’ils n’existent plus aujourd’hui , c’est parce qu’il s’est basé sur ce qu’il sait seulement . Or d’après ce que nous savons et d’après ce que savent les prédicateurs qui travaillent sur le terrain et connaissent l’état des gens , ces sectes existent et elles sont en pleine activité dans la propagation de leurs innovations blâmables . D’ou la nécessité d’étudier leurs doctrines pour connaître ce qu’elles comportent comme idées fallacieuses , connaître la vérité à leur sujet et réfuter ceux qui polémiquent là-dessus .

(cheikh Uthaymîn rahimahu Alllah extrait kitâb al ‘Ilm )

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